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LE TRAFIC: EN SAVOIR PLUS
Quelle est la différence entre L’esclavage sexuel et la prostitution?
- Une prostituée est une personne qui gagne sa vie en procurant des services de nature sexuelle, pour des raisons qui ne regarde qu'elle. Une esclave sexuelle n’est pas libre. La prostitution lui est imposée par un tiers qui l’a achetée, puis vendue. Elle ne gagne pas d’argent et appartient à son propriétaire qui la retient prisonnière.
Pourquoi les victimes de ce trafic sont-elles communément appelées prostituées?
- On les assimile souvent à des prostituées parce que les clients paient pour leurs services. En réalité, les victimes ne percoivent jamais d'argent. Elle vivent dans un état de terreur permanente, dépouillées de leur dignité, brisées par la torture, le viol, la privation de nourriture, les violences physiques et verbales, et les abus sexuels répétés. A ceci s’ajoutent des procédures pré-établies qui font que les victimes n'ont plus confiance en l'humanité, et qu’elles finissent par croire « qu’elles n’existent plus aux yeux du monde».
Qu’est-ce que le trafic des êtres humains à des fins sexuelles?
- C'est une industrie à faible risque, puisque bien souvent les trafiquants ne sont ni poursuivis, ni condamnés. Sa croissance est l’une des plus rapide au monde, faisant des millions de victimes et générant des milliards de profit.
- Le trafic des êtres humains fait partie du crime organisé. Les victimes sont vendues ou échangées contre de la drogue et des armes.
- Les trafiquants soumettent leurs victimes à des conditions de vie qui s’apparentent à l’esclavage. Les cicatrices physiques et psychologiques perdurent toute une vie.
- Pour la seule Bosnie, on estime que le commerce du sexe génère 7 milliards de dollars de profit par an, ce qui en fait l'industrie la plus prospère du pays.
Existe-t-il d’autres formes de trafic humain?
Oui, le trafic existe sous de nombreuses formes : travail forcé, industriel, agricole ou domestique, ou encore mariages forcés.
Pourquoi STOP concentre-t-elle son action sur le trafic sexuel?
- Lorsque Jacques Paul Klein --membre du Conseil d’administration de STOP, a été nommé par le Secrétaire Général des Nations Unies à la tête de la mission de l’ONU en Bosnie, l’une de ses priorités fut de faire en sorte qu’aucun membre de la mission ne prenne part à ce trafic. A ses yeux, payer pour les services d’une jeune femme forcée de se prostituer, contribuait au trafic des êtres humains. STOP poursuit cet héritage.
- Les membres de nos équipes sont des experts dans ce domaine. IIs ont des années d’expérience sur le terrain et comprennent les complexités et ramifications de l’esclavage sexuel.
Pourquoi se livre-t-on au trafic des êtres humains?
- Le trafic génère des milliards de dollars de profit. Les trafiquants sont attirés par l’argent rapide et facile.
Dans quels pays se pratique le trafic des êtres humains?
- Tous les pays sont touchés, qu'ils soient pays d’origine, de transit, ou de destination. C’est devenu un problème mondial.
Comment devient-on une victime de ce trafic?
- Les trafiquants savent se montrer très persuasifs. Leurs proies sont recrutées dans des pays ou les opportunités économiques sont limitées voire inexistantes. Les trafiquants proposent aux jeunes filles/garçons d’améliorer leurs conditions de vie et celles de leur famille, en acceptant un travail (de serveuse, nounou, cuisinière, etc…) à l’étranger. Les mineures sont tout simplement enlevées à la sortie de l’école. Vierges, elles ont « plus de valeur marchande».
Comment les trafiquants déplacent-ils et contrôlent-ils leurs victimes?
- Ils leur font passer les frontières clandestinement, utilisent de faux papiers, ou obtiennent des documents légaux achetés à des officiels corrompus, (immigration, représentant de compagnies d’aviation).
- Ils paient les frais de voyage de leurs victimes, en gonflent le montant et font pression sur les victimes pour qu’elles remboursent une dette qui ne cesse jamais d’augmenter. Elles sont prises au piège.
- Ils menacent leurs victimes de révéler aux familles qu’elles sont des prostituées.
Qu’arrive-t-il aux victimes, après leur « faux » recrutement ou leur enlèvement?
- Une fois les frontières franchies, leur passeport est immédiatement confisqué, et elles sont « livrées » à leur propriétaire.
- Elles sont enfermées dans une chambre et surveillées par des gardes armés. Elles n’ont aucune idée de l’endroit où elles se trouvent. Elles ne parlent pas la langue du pays.
- Elles sont violées dès la première nuit.
- Elles sont forcées d’avoir des rapports sexuels toutes les nuits. Quelquefois elles doivent satisfaire jusqu'à 15 à 20 clients par nuit.
- Si elles résistent, elles sont forcées d’avoir des rapports sexuels avec des animaux. Elles sont traitées comme des animaux. Pire que des animaux.
- Si elles continuent de résister, elles sont battues, droguées, violées collectivement, encore et encore. Jusqu'à ce qu’elles deviennent dociles.
- Une des victimes a perdu la vue lorsque son propriétaire lui a lentement enfoncé un tournevis dans le crâne.
- Une autre, enceinte d’un juge, a été sévèrement battue par son propriétaire qui l’a piétinée puis a sauté sur son ventre à plusieurs reprises jusqu’à ce qu’elle perde l’enfant. Le soir même, elle a du « coucher » avec plusieurs clients.
C’est leur vie. C’est leur quotidien. Jour après jour. Nuit après nuit.
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